Le périmètre des carburatrices

mardi 12 janvier 2016

Ta main, s'il te plaît

Laisse-moi
T'accompagner encore
Nous irons voir
Partir les trains
Nous attendrons longtemps
Sans regarder les horaires
Laisse-moi
Me tenir en embuscade
Avec toi
Laisse-moi venir
Avec mes petits outils
Moissonner le temps
Plonger nos mains nues
Dans les minutes et les secondes
Nous sentirons leurs odeurs
Celles qu'elles dégagent
Lorsqu'on les observe assez longtemps
Laisse-moi te prendre la main
Quand le convoi s'éloignera
Laisse-moi t'écouter
Raconter les vies
Qui ont pris le train

1 commentaire:

  1. Cette ambiance des quais de gare qui sont des lieux où l'amour se décuple. Il faut la séparation pour savoir dire sans pudeur alors les langues se délient, enfin. Pourquoi faut-il des extrêmes pour dire des choses simples.

    RépondreSupprimer