Le périmètre des carburatrices

dimanche 22 octobre 2017

Nous habitions la nuit

Nous habitions la nuit
Nous descendions
Dans ses entrailles glacées
Chercher des victuailles
A saupoudrer
De grains de lumière
Qui ne pesaient pas lourd
Dans les caddies du jour
Nous habitions la nuit
Sans laisser d’adresse
Nous habitions la nuit
Et nous souhaitions
Recevoir ses caresses
Nous habitions la nuit
De souffles indomptables
Et nous frappions aux portes
De nos colocataires
Et personne ne répondait
Nous habitions la nuit
Et le bruit aveugle de l’agitation
Nous servait
De seule piste
Pour faire atterrir l’aube
A espérer qu’elle saurait
Nous approcher
Sans apeurer
Nos grosses mains
Pétries d’ombres salies
Perpétuelles orphelines
Des crépuscules baroudeurs

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