Le périmètre des carburatrices

mardi 12 janvier 2016

Flambée

Tu as claqué
Les portes
Tu as déboulé
Dans le séjour
Comme un corsaire
A l'abordage de tous les possibles
Et tu as empoigné nos destins
Qui n'avaient plus trop servi
Tu les as frottés et tapés
Les uns contre les autres
De tes mains féroces
Comme des silex
Et tu as fait un feu immense
Nous avions oublié la chaleur
Nous avons adoré ça
Et on s'est mis à chercher
Ce qu'on pourrait y lancer
La frénésie
Gagnait du terrain
Sur l'agitation
Et puis il y avait aussi
Les cris
Venus du fond des ventres
On ne pouvait plus s'arrêter
Et on aimait beaucoup ça

1 commentaire:

  1. souvent je me dis : commente ! et puis, non. Que pourrais-je écrire de pertinent sur la poésie, ta poésie ??? je tiens simplement à préciser que le silence n'est pas une absence Je viens me délecter de tes mots souvent Je conserve dans mon carnet d'adresses, quelques jardins secrets (mes "réguliers") et donc, je viens explorer ton périmètre où je fais le plein d'émotions, me dire que bien que Nouille, je reste encore humaine si tes mots me touchent et me donnent envie d'y revenir Merci Etienne et bonne année 2016

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