A force
De grignoter la nuit
Les étoiles
La feront tomber
En papillons de cendre
Sur nos corps éteints
Alors toi
Reste debout
Près de la clairière
Sois prêt à bondir
Avec ta chandelle
Et rallume-nous
Ce bazar
16 mars 2013
12 mars 2013
Les tringles
Quitter la lumière
Avec le toucher anecdotique
D'une épaule
Qui se départit
D'une robe de nuit
Et avancer dans la pénombre
Semblables à quelques doigts
Qui prennent de vitesse
Une culotte
Dévisser
Les dernières tringles
De nos sommeils
Avec le toucher anecdotique
D'une épaule
Qui se départit
D'une robe de nuit
Et avancer dans la pénombre
Semblables à quelques doigts
Qui prennent de vitesse
Une culotte
Dévisser
Les dernières tringles
De nos sommeils
A l'avant de sa colère
Elle fonce
A l'avant de sa colère
Comme on donne
Son visage aux embruns
Comme on se presse
A la proue d'un navire
Et nous
Qui avions joué
Les connards
Au fond de l'eau
Qui avions gaspillé
Des torpilles
Qui ne savions
En réalité
Comment mettre le feu
Qui ne maîtrisions pas
Ou à peine
L'art de l'explosion
Nous les salopards
Elle nous fend
Par le milieu
De l'avant
De sa colère
Jolies danseuses confites
Jolies danseuses confites
Qui éclairez
Nos nuits basquaises
Rappelez-nous
Comment faire
Pour vous inviter
A jeter nos têtes
Hors du parvis
Des cathédrales
Et tremper de pluie
Nos courages
De poussière et d'encens
Qui éclairez
Nos nuits basquaises
Rappelez-nous
Comment faire
Pour vous inviter
A jeter nos têtes
Hors du parvis
Des cathédrales
Et tremper de pluie
Nos courages
De poussière et d'encens
06 mars 2013
Les farines de nos forces
Saupoudrer
Des éclats de jour
Sur son pain noir
Et le tendre vers elle
Puisque c'est
Tout ce dont nous disposons
Puisqu'il s'agit
Des farines de nos forces
Mélangées
A l'eau de nos larmes
Des éclats de jour
Sur son pain noir
Et le tendre vers elle
Puisque c'est
Tout ce dont nous disposons
Puisqu'il s'agit
Des farines de nos forces
Mélangées
A l'eau de nos larmes
Soudain
Elle sortait
De son véhicule
Commercial
Gris
Tout-terrain
Ainsi que l'abeille
De quelques corolles
Froissées
Et nous flippions
Au comptoir de la droguerie
Au milieu
De nos flacons d'insecticide
De son véhicule
Commercial
Gris
Tout-terrain
Ainsi que l'abeille
De quelques corolles
Froissées
Et nous flippions
Au comptoir de la droguerie
Au milieu
De nos flacons d'insecticide
Cette main ou l'autre
Peser ses mots
Avec cette main
Ou l'autre
A la fraîche
Sans chichi
A la manière
De nos grands-mères
Privilégier
L'odeur et le goût
Aux mathématiques
Avec cette main
Ou l'autre
A la fraîche
Sans chichi
A la manière
De nos grands-mères
Privilégier
L'odeur et le goût
Aux mathématiques
28 février 2013
Inextricables
J'appelai
Chaque nuit le matin
Chaque matin la nuit
Ils ne me répondirent pas
Ils durent être
Hasardai-je
Dans des positions
Inextricables
Chaque nuit le matin
Chaque matin la nuit
Ils ne me répondirent pas
Ils durent être
Hasardai-je
Dans des positions
Inextricables
Les obsidiennes
Tu me tiens au creux
De tes mains
Locataire de tes paumes obsidiennes
Je crains
Les augmentations de loyer
De tes mains
Locataire de tes paumes obsidiennes
Je crains
Les augmentations de loyer
23 février 2013
De la poussière à nos lèvres
Nos midis
Effrités
Nos appétits
Elimés
Nous portons
A nos lèvres
De grandes cuillères
De poussière
Nous avalons
Le goût
De nos amours
Vomies
21 février 2013
Ruissellements
Son prénom
A elle
Lacérait
A la manière
D'un petit rongeur
L'intérieur de son corps
A lui
Il bondissait
Désorienté
Il déchirait
Il crevait
Il rebondissait
Pourtant
Il restait prisonnier
Il mourra ainsi
En ruissellements intérieurs
A elle
Lacérait
A la manière
D'un petit rongeur
L'intérieur de son corps
A lui
Il bondissait
Désorienté
Il déchirait
Il crevait
Il rebondissait
Pourtant
Il restait prisonnier
Il mourra ainsi
En ruissellements intérieurs
19 février 2013
Quand vient la nuit
La nuit est tombée
Sur nous
Avec la patience
D'un chat sur une taupe
Au milieu d'un champ de neige
Au début
Il y a même eu
Une légère excitation
Pour fêter le royaume des ombres
La bête a bondi
Et s'est arc-boutée en l'air
Tandis que sous nos pattes
Tout restait gelé
Les profondeurs
Se refusaient à nous
Sur nous
Avec la patience
D'un chat sur une taupe
Au milieu d'un champ de neige
Au début
Il y a même eu
Une légère excitation
Pour fêter le royaume des ombres
La bête a bondi
Et s'est arc-boutée en l'air
Tandis que sous nos pattes
Tout restait gelé
Les profondeurs
Se refusaient à nous
16 février 2013
Le chien du temps
Attendre
Devant la porte de nos rêves
Que la même seconde
Se présente encore
Celle qui nous avait jeté
Des bons bâtons de bois
A poursuivre, lécher et rapporter
Vivre de ce fol espoir
Attendre
Comme le chien du temps
Devant la porte de nos rêves
Que la même seconde
Se présente encore
Celle qui nous avait jeté
Des bons bâtons de bois
A poursuivre, lécher et rapporter
Vivre de ce fol espoir
Attendre
Comme le chien du temps
Précuite
Pour la consommer
En petites portions
De jour comme de nuit
Elle confectionne
Sa vie
En lasagnes
Elle hâche bien tout
Surgèle les étapes
Elle l'a partagera
Et l'autre
Hâté et vagabond
Gourmand de synthèse
Ne relèvera pas
La supercherie
En petites portions
De jour comme de nuit
Elle confectionne
Sa vie
En lasagnes
Elle hâche bien tout
Surgèle les étapes
Elle l'a partagera
Et l'autre
Hâté et vagabond
Gourmand de synthèse
Ne relèvera pas
La supercherie
08 février 2013
Lâchée des mains
Une tasse
S'effondre
Percute
Eclate
Et devient
Le plus précis piquet
Pour baliser
Le temps qui passe
L'encens immobile
La vie
Comme un boulevard
Terminé par une cathédrale
Solitude des comptoirs
Tirés de fer
Esseulés dans la progression
A travers la nef
Nous entendons
Dans les confessionnaux
Râles, soupirs et pleurs
Il est probable
Que l'encens immobile
Finisse
Par nous prendre de vitesse
Comme un boulevard
Terminé par une cathédrale
Solitude des comptoirs
Tirés de fer
Esseulés dans la progression
A travers la nef
Nous entendons
Dans les confessionnaux
Râles, soupirs et pleurs
Il est probable
Que l'encens immobile
Finisse
Par nous prendre de vitesse
04 février 2013
Langue
Passer sa langue
Sur les paupières collées
Du jour endormi
S'enorgueillir
De le réveiller
Alors que ce matin
Il est peut-être
Mort
Sur les paupières collées
Du jour endormi
S'enorgueillir
De le réveiller
Alors que ce matin
Il est peut-être
Mort
03 février 2013
Braises
Escortée
De braises
Elle venait
Cautériser
Nos chagrins
Elle venait
Nous prendre
Dans ses bras
Ce n'était pas compliqué
Pourtant
Elle seule
Y avait pensé
De braises
Elle venait
Cautériser
Nos chagrins
Elle venait
Nous prendre
Dans ses bras
Ce n'était pas compliqué
Pourtant
Elle seule
Y avait pensé
01 février 2013
Crépuscule
Nous nous précipitions
Vers le crépuscule
Assoiffés
De ce que le jour
Avait bu dans nos larmes
Et nous plantions
Nos canines
Dans ses mâchoires
De citron
Vers le crépuscule
Assoiffés
De ce que le jour
Avait bu dans nos larmes
Et nous plantions
Nos canines
Dans ses mâchoires
De citron
31 janvier 2013
Papillote
Le jour
Mijote en papillote
Vers midi
Il commencera
À libérer ses parfums
En équilibre sur les bords de l'aube
Il nous ouvre l'appétit
Il aiguise
Ses grands couteaux de lumière
Mijote en papillote
Vers midi
Il commencera
À libérer ses parfums
En équilibre sur les bords de l'aube
Il nous ouvre l'appétit
Il aiguise
Ses grands couteaux de lumière
30 janvier 2013
Le Chinois
J'aimerais
Rencontrer
Le Chinois
Qui a collé
Les semelles
De mes pantoufles
Là-bas
Entre trois poulets
Et cinq poissons-chats
Nous irions
Danser le menuet
Voir Guignol
Et draguer
Légèrement
Des inconnues
Rencontrer
Le Chinois
Qui a collé
Les semelles
De mes pantoufles
Là-bas
Entre trois poulets
Et cinq poissons-chats
Nous irions
Danser le menuet
Voir Guignol
Et draguer
Légèrement
Des inconnues
Te rappelles-tu
Te rappelles-tu
Cette ville
Qui se refusait à nous
Ces façades laiteuses
Même la chaleur
S'était mise
A courir
Te rappelles-tu
Nos respirations
Dans ces rues
Hérissées
Contre nos assauts
Te rappelles-tu
Comment nous avons fait
C'était la cambriole de nos désirs
Nous avions si peu de temps
Chaque geste comptait
Nous nous aimions
Et nous songions pourtant
A rester efficaces
Nous avions si peu de temps
Oui
Avant que nos soupirs
Ne soient repris
Par le ronronnement
De l'obscurité
Te rappelles-tu
Cette ville
Qui se cabrait
Sous nos caresses
Cette ville
Qui se refusait à nous
Ces façades laiteuses
Même la chaleur
S'était mise
A courir
Te rappelles-tu
Nos respirations
Dans ces rues
Hérissées
Contre nos assauts
Te rappelles-tu
Comment nous avons fait
C'était la cambriole de nos désirs
Nous avions si peu de temps
Chaque geste comptait
Nous nous aimions
Et nous songions pourtant
A rester efficaces
Nous avions si peu de temps
Oui
Avant que nos soupirs
Ne soient repris
Par le ronronnement
De l'obscurité
Te rappelles-tu
Cette ville
Qui se cabrait
Sous nos caresses
22 janvier 2013
Frein à main
Arrêtez le monde
Ne tirez même pas
Le frein à main
Nous descendons
Nous enchaînons
Les gestes lestes
Nous claquons la portière
Il continue sa route
La radio diffuse
Des airs amples
Et des commentaires sportifs
Nous l'écoutons
S'éloigner
En roues libres
Ne tirez même pas
Le frein à main
Nous descendons
Nous enchaînons
Les gestes lestes
Nous claquons la portière
Il continue sa route
La radio diffuse
Des airs amples
Et des commentaires sportifs
Nous l'écoutons
S'éloigner
En roues libres
19 janvier 2013
Croquer
Tu croquais
Des oreilles de porc séchées
La nuit pissait dru sur nos choix
Ils sentiront fort au matin
Nous devrons les lessiver
Pour l'instant
Le Wang Wang Blues
De Fletcher Henderson
A pris possession
De nos corps affamés
15 janvier 2013
Bergers
Les souvenirs
S'égaient
S'éparpillent
S'échappent
Sans clochette
Impossible de les rattraper
Il faudra siffler
Nos deux Pyrénées
Tandis que nous resterons
Avec les rares et les plus mous
Qui n'ont pas filé
A travers les collines
Au milieu de leurs guenilles de chaleur
Nous brandirons nos petits canifs
Contre la nuit et l'alcool
Qui tenteront
Immanquablement
De nous les reprendre
En multipliant
Les attaques surprises
14 janvier 2013
Rivière
La piste hésitait
Entre l'ocre et le rouge
Nous descendions
Vers le soir
Nous raclions
Nos semelles de nuit
Sur les poussières du jour
Nous crachions en vain
Contre notre chemin
Nous imaginions
Humidifier
La vase sèche
Qui sépare le crépuscule des ténèbres
Nous rêvions de limons et de rivière
12 janvier 2013
Odeurs
Choisir le maquis
Choisir la limite
Plutôt que le territoire
Choisir les arômes
Choisir l'odeur du tabac
Emprisonnée
Dans les mailles d'un lambeau
Arraché à la vie que nous avons effrayée
Plutôt que la combustion
Et à la manière d'un archéologue
Remonter aux prémisses des désirs
Qui ont fait de nous des hommes
Choisir la limite
Plutôt que le territoire
Choisir les arômes
Choisir l'odeur du tabac
Emprisonnée
Dans les mailles d'un lambeau
Arraché à la vie que nous avons effrayée
Plutôt que la combustion
Et à la manière d'un archéologue
Remonter aux prémisses des désirs
Qui ont fait de nous des hommes
05 janvier 2013
Pâtisseries
Nous ne briserons pas
La vitrine du boulanger
Mais
En fin de compte
En bout de piste
Nous nous écraserons
Tout de même
De tout notre long
Sur les pâtisseries
La vitrine du boulanger
Mais
En fin de compte
En bout de piste
Nous nous écraserons
Tout de même
De tout notre long
Sur les pâtisseries
04 janvier 2013
Saupoudrage
Le soleil
Fait le môme
Il lime ses dents
Contre les cimes
Pas envie de sortir ses jouets
Préfère saupoudrer
De poussière d'or
De poussière d'or
Les arêtes
Qui nous empêchent de voir la mer
Préfère nous mentir
Encore un peu
Jusqu'à midi
03 janvier 2013
Réveil
Les rivières
Gonflées du vomi
D'un jour beurré
Ne réussissent pas
Ce matin
A tirer la lumière de leurs lits
Elle s'écoule
Cassée de blanc
Et passe son manteau
A l'envers
La rosée glacée trempe alors
Sa doublure
Composée d'étoiles
Si fragiles et perméables
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